J’élève des enfants trop actifs qui n’écoutent pas, je suis épuisée : Quelles solutions ?

J’ai souvent vu des parents avec des enfants très calmes, posés, sages, droits comme des aiguilles. Je me suis longtemps demandée comment on en arrive à de telles prouesses éducatives. Et puis j’ai abdiqué lorsque j’ai remarqué que mon ainée était la copie conforme de ces petits anges, mais pas ses frères. Pourtant, tous avaient eu droit à la même méthode, aux même traitements.

J’ai compris qu’en réalité, chaque enfant naissait, grandissait, s’épanouissait avec son tempérament. Sage ou fou. Même les adultes sont différents, eux aussi ayant été des enfants de nature différente non ?

C’est un peu comme si certains enfants se demandaient : pourquoi la mère de Sam est si douce et casanière ? Pourquoi elle est si bonne cuisinière ?  Pourquoi elle, elle ne sort jamais sans ses enfants ? Alors que vous, vous êtes souvent stressée, autoritaire ou que vous avez une vie sociale extravertie…

Il se pourrait que vos enfants soient naturellement ainsi. Ils ont la bougeotte, ils ne peuvent tenir en place, ils ont besoin de voir leurs corps constamment en mouvement. Certains ne tiennent même pas assis pour manger, d’autres adorent des jeux de bagarre, plusieurs ne respectent aucune limite (sont prompts à abimer tout ce qui se trouve dans la maison sans aucune considération). S’ils sont nombreux, bonjour la catastrophe ! Déjà les uns pourraient entrainer les autres dans cette spirale. Ensuite vous, vous pourriez perdre gout au bonheur familial, souffrir intérieurement et mal réagir vis-à-vis de ces enfants que vous aimez paradoxalement. Je sais très bien de quoi je parle ici, j’en rigole d’ailleurs.

Enfants supra actif ? Ok. Enfant supra actif qui n’écoute pas ? Cocktail détonnant !

Je parlerai de solutions qui pourraient aider dans notre recherche d’harmonie entre nous et nos enfants. Quelles solutions pour se faire écouter au moins, faire respecter des règles, des limites, des barrières, transmettre une ligne de vie cohérente à toute la famille, stopper ces journées longues, ces week-end terribles et ces soirées qui finissent mal ?

Parlons d’abord de circonstances qui pourraient créer ou faire progresser la situation.

1 : L’instabilité

Un parent troublé et instable ne sera clairement pas un bon terrain pour transmettre le calme et la sérénité en famille. Vous venez de changer de pays, de vous séparer de votre conjoint, vous vivez dans un cadre avec des conditions de vie un peu troubles ? Une maison coincée, sale, un quartier de bagarreurs, etc.

Aussi vrai que vous serez dans un désordre de n’importe quelle nature, l’enfant s’adaptera. C’est exactement ce qui arrive d’une autre façon, lorsque vous êtes enceinte et sujette aux changements d’humeur dû aux hormones, à la fatigue. Rien de mystérieux, l’enfant percevra votre déséquilibre et réagira en fonction.

2 : « La multi-autorité »

J’ai emménagé momentanément chez ma mère il y a quelques mois, de retour au pays. Je voulais prendre le temps de trouver un endroit qui me plaise sans trop de pression, et de mettre en place tous mes projets sans engager des dépenses à peine arrivée. J’ai vu mes enfants devenir complètement rebelles à mes règles et à mon autorité. Ma fille travailleuse, soignée et soucieuse de ses frères ne voulait participer à aucune tâche, ne s’intéressait qu’à elle et boudait dès qu’on lui confiait une chose à faire.  Son frère regardait Novelas TV avec sa mémé, une chaine formellement interdite chez moi. Les deux derniers outrepassaient mes règles et allaient redemander des permissions à la grand-mère.    

Confrontés à plusieurs autorités qui n’ont pas les mêmes principes, vos enfants s’embrouilleront et feront comme bon leur semblera. C’est le lit douillet de la rébellion.

3 : Le trop de règles en une fraction de temps

C’est syndrome de toutes les mamans stressées. J’ai la palme, moi qui suis angoissée pendant plus d’une demie heure lorsque je ne suis pas sûre que mon garçon se soit peigné les cheveux avant de partir pour l’école ! Le désir de perfection angoisse inutilement. Je me soigne encore. Si dès que vous sortez (ou même à la maison) vous êtes sur le dos de votre enfant qui n’a aucune liberté, bienvenue au club. Certains enfants ont besoin de dépenser beaucoup d’énergie. Les appartements fermés sans jardin et la psychose des pédo-criminels n’arrangent en rien les choses.

Reste là, ne va pas loin, arrête de crier, regarde tu vas tomber, n’enlève pas tes chaussures…Un enfant harcelé vit dans la tension et n’écoute plus du tout.

4 : Le test des limites

Vers 3 ans en moyenne, les enfants rentrent dans une phase de provocation et testent jusqu’où ils peuvent aller dans leurs manquements.

Hava, va te doucher « non ! ». Daniel va mettre tes chaussures : Aucune réaction…Au fur et à mesure, l’enfant construit sa royauté et s’élève au-dessus du parent, de la société.

Quelles solutions ?

La première chose à faire est de cultiver soi-même sa paix. C’est le plus gros de notre travail. Trouver un moyen de solutionner ses propres angoisses, ses inquiétudes, mettre en place un environnement tranquille, rangé et apaisé, même lorsque tout est bien compliqué. Prenez du temps aussi pour vous. Allez voir des amis, allez manger dehors, soufflez quelques heures, ne faites pas qu’être parents. Vous serez plus positif !

Une seule autorité, vos règles et vos principes suffiront. A ce propos, j’ai dû moi-même prendre ma maison. Mémé a bien raison de suivre ses séries et moi de supprimer de mon nouveau bouquet Novelas TV, Zee Magic, Disney Chanel, Trace TV ! Avec papa on a toujours été d’accords sur ce point, celui de nous rendre tous au culte chaque dimanche sans que personne n’ait le choix, celui de participer tous aux corvées ménagères, etc. Respectez aussi vos propres règles, sauf quand il y a une explication valable. Sinon, la confusion règne. Des enfants cadrés ont des repères. Discutez de tout à deux et appliquez le résultat sans compromis d’un côté ou de l’autre.

Octroyez une certaine liberté. Laissez-les jouer, crier, sauter à la terrasse ou dans la chambre tant qu’il n’y a aucun gros danger. Le désordre dans un endroit bien concis peut se ranger plus tard. Faites-les souvent sortir. Pas seulement à la pizzeria ou à la piscine, même à l’air libre pour qu’ils se dépensent correctement. Papa les embarquait au stade chaque samedi. Ils revenaient heureux, épuisés et doux.

Aux plus grands que je surveille « un peu trop », j’ai commencé à donner de quoi aller prendre une glace à côté, sans moi. Je les ai inscrits à une activité avec plusieurs autres enfants, dans un endroit où mon ombre ne plane pas. Ils reviennent plus reconnaissants et se sentent grandis, ce qui se répercute sur les responsabilités.

Enfin, définissez clairement les limites. Les « Non » à la tout va ne devraient pas prospérer. Mon mécanisme : Avertissement, menaces, punitions. Et je te répète : « Tu peux pleurer de tout ton soul, après tu reviens. Ça ne me dit absolument rien du tout ».

 Il y a la tentation de l’attendrissement, mais restez dure à l’extérieur. A force de penser que l’enfant est trop petit, trop fragile, pas conscient, on forge une personnalité désordonnée et infreinable.

Si vous êtes croyants, il n’y a aucune raison d’ignorer la puissance de la parole. Priez, demandez à Dieu d’impacter votre famille, prononcez constamment des mots pour vos enfants.

Je nous souhaite très bon courage. Un expert disait : Les parents d’enfants dits « difficiles » sont d’excellents parents, ils sont simplement mal orientés sur la méthode.

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