caprices

Comment gérer un enfant capricieux?

J’étais au supermarché avec mon petit mec quand subitement ses yeux se sont attendris.

-Maman, achète moi un bavoir !
Je regarde, le gars a toutes ses dents pointues au complet et il achève déjà à lui tout seul, 3 cuisses de poulet sans perdre une seule goutte d’huile.
-Un bavoir pourquoi ?
-Un bavoir barbapapa ! Regarde, Il ya barbidoux…
Je mate le prix ? 7000! Le prix de 14 boules d’attiéke sur Libreville.
-Euh non…
-Pourquoi maman ?
– Barbidoux peut attendre. Mon porte feuille est dur lui !

Introduction aux pleurs. Sanglots, la petite morve en bonus, les larmes, les cris. Finalement, J’ai dû le trimbaler, sortir du supermarché sans ce que je cherchais, menacer le mec et rentrer.

Une fois à la maison ? Oubliés les barba-papas, il voulait cette fois, deux yaourts à lui seul ! Voici un schéma classique de caprice.

C’est quoi un caprice?

Un caprice est un désir fondé sur la fantaisie.
Selon les spécialistes, l’enfant n’a pas acquis la notion de la réalité. Il vit selon ses désirs et le caprice est la confrontation du désir de l’enfant à celui des autres. Il appartient aux adultes, d’emmener l’enfant à comprendre la barrière entre le faisable et les limites que l’enfant teste.

Nous sommes tous dans le même bateau . Tous les enfants font des caprices, certains moins que d’autres. Les caprices devraient disparaître progressivement vers l’âge de 7 ans (âge où l’enfant raisonne).
Cela dépendra surtout de la façon dont les désirs de l’enfant ont été canalisés. Vous constaterez alors que d’autres personnes resteront capricieuses jusqu’à l’âge adulte !
Attention, les bébés ne font pas de caprices. Ils réagissent selon des besoins précis. Bébé se plaint trop ? Vérifiez. Une couche trop mouillée, une faim, une soif, Un besoin d’être rassuré.

Je vous partagerai aujourd’hui, 8 règles simples pour gérer le caprice et en tirer des avantages.

1: Accordez vous

C’est le préalable. Maman a décidé là bas qu’on ne lui achète pas un jouet, papa a eu pitié et l’achète quand même. Mamie raisonne maman et l’autre cousin qui squatte le salon qui explique que maman faisait pareil à son âge !
Jamais vous ne pourrez instaurer des règles fermes dans un tel désordre. Vous pouvez ne pas être d’accord sur la question. AYEZ UNE SEULE VOIX devant cet enfant. Vous avez le temps d’en parler ensemble plus tard et de faire des concessions.
Et virez le cousin là !

2: Prévenez

« Rigobertine, on va faire des courses. Je ne vais pas t’acheter des chips ». « Dagobert, on va chez ton oncle mais tu ne vas pas rester avec tes cousins pour la nuit, on rentre après « . « Cyprien, tu peux suivre la télé mais juste pour une heure « .Préparez le en posant les règles.

3: Mettez en garde

« Rigobertine, Si tu pleures là bas pour les chips, au retour, tu n’auras pas de goûter ! « .Après avoir posé les règles, Il est bon de déterminer les sanctions.

4: Expliquez

Bien entendu, dites lui très bien les raisons de votre refus. Montrez lui que les règles ne sont pas dirigées contre lui.

« Papa ne veut pas sortir parce que papa est flemmard aujourd’hui , pas de chocolat parce que trop de sucre est mauvais pour les dents. Maman ne veut pas aller au glacier parce que c’est le 22 du mois et maman est fauchée !  »

5: Faites des compromis

Il ne s’agit pas non plus d’être trop rigide. Pour éviter les frustrations, proposez lui d’office autre chose (qui ne gêne en rien la règle et qui lui ferait plaisir).
« Pas de sortie mais on pourrait profiter pour cuisiner ensemble ».

6: Punissez

Si malgré tout, l’enfant persiste à reproduire le scénario pour lequel il a été prévenu, allez au bout.
En général, je fais diversion, j’ignore complètement ceux qui boudent, je change de sujet. Une fois à la maison, j’applique la sanction.
Si l’enfant est en cris, c’est bien plus compliqué. Vous pouvez aussi l’ignorer ou le mettre en quarantaine. J’envoie ma fille hurler seule dans la chambre. Elle ressort en disant toujours :  » Je suis calmée, Je peux sortir ? « .Si les pleurs deviennent gênants pour les autres, prenez l’enfant dans vos bras. Calmez le par des paroles douces et maintenez la règle comme si rien ne s’était rien passé.L’enfant comprendra que son attitude ne sert à rien. Maintenez la sanction une fois chez vous. S’il en a fait trop, Vous pouvez faire évoluer la sanction d’ailleurs.

7: Soyez tolérants

Restez accessibles. Vous avez géré, Il a été puni. Pas besoin de faire une mauvaise mine. Nous n’avez pas à être en colère et à ne plus lui parler pour un moment.
Réconciliez vous aussitôt l’incident passé. C’est lui l’enfant et vous l’adulte.

8: Restez constants

Les mêmes règles doivent demeurer. S’il y’a changement, expliquez lui aussi les raisons et les limites de la permission. L’enfant ne devrait pas penser que tout change selon vos humeurs. Il ne retiendra plus.

Voilà partagées mes méthodes. Vous pouvez laisser les vôtres en commentaire si vous en avez de différentes.
Je nous souhaite beaucoup de courage à nous. Gare aux prochains petits capricieux !

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